Des séances sur chevalet

Publié le 24 Février 2010
Auteur : Frédérique M.
Niveaux : MS, GS

Ce n’est pas un hasard si tous les « cahiers de la Fourmi » pour la maternelle fonctionnent sur le même principe et avec les mêmes ingrédients : un enseignant, un petit groupe homogène d’élèves, un objectif clairement identifié et un chevalet. Ils définissent une approche pédagogique structurante.

Des ateliers ritualisés

Une idée préconçue voudrait que les séances d’apprentissage en maternelle soient ludiques et sans cesse renouvelées pour motiver les élèves. En réalité, il n’en est rien. Pour que les enfants se concentrent sur un apprentissage, il vaut mieux que celui-ci soit ritualisé. Le métier d’enseignant est un métier complexe qui demande de mettre en œuvre des situations d’apprentissage efficaces, cohérentes avec les programmes, pertinentes face aux besoins identifiés des élèves et progressives sur le cycle. Mais cela ne suffit pas. Mettre en œuvre ces situations implique une bonne maîtrise du groupe et de la relation d’enseignement. À cela s’ajoute une bonne gestion de classe, l’organisation simultanée du travail de tous les élèves, la surveillance des groupes autonomes, la gestion du temps, du bruit…

moyenne section maternelle

L’utilisation du chevalet dès la MS répond largement à ce souci d’efficacité. Son emploi est largement ritualisé. Grâce à une organisation toujours identique – même table, même disposition, même cahier orange installé en chevalet –, les élèves s’installent dans un rituel d’apprentissage particulièrement sécurisant. Quel que soit le contenu, quelle que soit la situation proposée, ils adoptent immédiatement le comportement attendu : calme, écoute, argumentation, concentration.

Les compétences visées d’un outil à l’autre sont différentes, les supports pédagogiques se modifient, mais la mise au travail reste immuable et les temps de la séance bien repérables. Le chevalet permet tout à la fois de concentrer le regard des élèves sur un support collectif et de proposer des pistes de travail à l’enseignant.

Des séances prêtes à l’emploi

Les « cahiers de la Fourmi » pour la maternelle offrent un grand nombre de situations d’apprentissage complémentaires, conçues pour des périodes courtes. Une fois la classe organisée en ateliers, les plages horaires prévues à l’emploi du temps, il devient très facile pour l’enseignant d’organiser sur l’année et avec ses collègues de cycle, une progression dans les apprentissages, adaptée au niveau des élèves. La démarche unique proposée pour chaque série de « cahiers » facilite largement leur utilisation tandis que l’envers du chevalet rappelle à l’enseignant, si c’est nécessaire, ce qu’il doit attendre des élèves.

Ces outils, conçus par des enseignants pour leurs classes, n’ont pas besoin d’être retravaillés pas plus que modifiés pour être directement utilisables. Ce temps gagné dans la conception permet à l’enseignant de se consacrer exclusivement à la mise en œuvre avec ses élèves : organisation des groupes de besoin, prise d’indices sur les réponses, repérage des obstacles, des progrès, aide à la réussite. Reste à choisir les compétences que l’on souhaite prioritairement travailler.

Un travail sur le cycle

Les « cahiers » maternelle proposent un travail sur les compétences tout particulièrement lié au « devenir élève » et essentiellement basé sur le langage. Chaque niveau de classe possède ses propres cahiers, qu’il suffit de programmer sur l’année.

Logiquement, la MS débutera par Flexi, travail de catégorisation essentiel pour utiliser les autres outils, puis alternera les outils Cogito, Spatia et Focus. Selon la maturité des élèves, certains pourront commencer dès le mois de janvier, d’autres beaucoup plus tard dans l’année. La GS adaptera les séances en fonction des élèves, quitte pour certains d’entre eux à utiliser à la rentrée les « cahiers » de MS. À raison d’un atelier par jour organisé par l’enseignant, il est possible de mener le travail avec deux groupes simultanément (deux séances par groupe par semaine) et d’alterner ainsi pour qu’à terme, tous les élèves aient travaillé toutes les compétences à la fin de l’année, certains plus précocement et plus rapidement que d’autres.

Les boîtes de jeux Multi compléteront judicieusement ce dispositif en permettant dès la PS de se familiariser avec la catégorisation puis, en MS et GS, elles offriront une alternative intéressante aux séances sur chevalet, voire, pour les élèves les plus dégourdis, des situations très attrayantes de jeux en autonomie.

 
Commentaires
  • Delf75, le 07/06/2010

    Petite astuce concernant le chevalet, j'utilise les cahiers Combo pour le CP et je place toujours une feuille de papier en dessous quand je les utilise avec les élèves. Les pages sont faciles à tourner, le chevalet est bien stable !

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